(A. P. Hawzah) l’orgueil et la recherche de supériorité furent le premier péché qui constitua la cause fondamentale de l’expulsion d’Iblîs de la Présence seigneuriale et de la descente de l’être humain sur terre. Les dommages spirituels et moraux engendrés par ce vice ne se limitent pas à celui qui en est atteint ; ils se transmettent également aux autres, à la manière d’une maladie contagieuse. Le professeur de morale, l’Hodjat al-Islam Fallah, dans une mise en garde sérieuse, a examiné la nécessité de se préserver et de recourir à un bouclier spirituel face à ceux qui s’adonnent à la vantardise et à l’ostentation.
Ceux qui ressemblent le plus à Iblîs sont les êtres humains orgueilleux et vaniteux, qui cherchent à se glorifier eux-mêmes. En effet, ces personnes sont elles-mêmes adonnées à la vantardise et, quiconque se trouve à leurs côtés, en subira nécessairement les effets nuisibles ; elles finiront par le rendre semblable à elles-mêmes et par en faire, lui aussi, une personne qui se glorifie de ses mérites et de ses biens. D’autre part, nous savons que plus une personne ressemble à Satan et à Iblîs, plus elle s’éloigne de la proximité divine et sombre dans la déchéance et l’abaissement spirituels, à proportion de cette ressemblance.
C’est précisément en raison de ces dommages profonds que, pour ne pas tomber dans le vice moral de la vantardise et de la glorification de soi, il est nécessaire de veiller attentivement sur son âme et de la protéger avec la plus grande vigilance. Il y a quelques années, à l’époque de l’épidémie de coronavirus, nous portions tous un masque pour nous protéger. Pourquoi ? Parce que le coronavirus était dangereux. De même, face au risque de tomber dans la vantardise et l’orgueil, nous devons agir de la sorte. Certes, le nom de cette maladie n’est pas « coronavirus », mais puisque nous ne voulons pas en être atteints et devenir des personnes vantardes, nous devons nous préserver et veiller sur notre comportement moral.
Que faut-il faire ? La vigilance et la protection constituent l’unique moyen de prévenir cette atteinte. Nous devons disposer d’un bouclier contre la vantardise qui, à l’image du masque que nous portions durant la pandémie de coronavirus, nous protège afin qu’aucun mal ne nous atteigne. Cette vigilance et cette protection impliquent également de s’éloigner des personnes qui se livrent à la vantardise, car le simple fait de respirer à leurs côtés et de vivre en leur compagnie produit lui aussi ses effets néfastes et contribue à renforcer cette « maladie ».
Et si, un jour, nous sommes nous-mêmes atteints par la vantardise et l’orgueil, nous devons nous exercer, par un effort continu et répété, à nous en débarrasser, jusqu’à ce que le fait de nous éloigner de la vantardise devienne une habitude, et que nous parvenions ainsi à dompter notre âme rebelle.
L’antidote à la vantardise consiste à accroître l’humilité, à briser l’orgueil et à se tourner vers les réalités véritables.




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